Je vous souhaite une très belle et heureuse année 2026 !
Pour marquer ce début d’année, j’ai la joie de vous faire part de l’évolution de mon activité.
La transmission du yoga dans les écoles était depuis 8 ans un complément à mon métier d’enseignante. J’ai décidé de me consacrer désormais à 100% à ce travail et à ma passion !
Mon expérience auprès des élèves, ma propre expérience d’enseignante et de mère et bien sûr les formations que j’ai suivies (et que je continue de suivre), forgent ma spécificité.
Faire un focus des pensées pour être totalement concentré(e), efficace et créatif.ve, gagner en fermeté sans rigidité pour réagir face aux imprévus, assouplir le corps pour se sentir libre de ses mouvements, apprendre à se relaxer quand la journée a été épuisante… : le yoga offre d’innombrables bienfaits que j’ai le grand plaisir de transmettre.
A bientôt pour partager cette richesse avec vous !
Florence
Mon logo Yogflo marque le lancement de ma nouvelle activité. Un grand merci à Florence Ribadière, grande amie graphiste, pour sa création !
Proposer des exercices corporels aux enfants et aux adolescents, à l’école ou à la maison, n’a pas seulement pour objectif de « faire bouger son corps » ! Pour un étudiant et pour tout adulte, il est essentiel d’apprendre à prendre conscience de ce que l’on ressent pour désamorcer le stress.
Objectif : identifier les signaux corporels du stress et apprendre à les désamorcer… avant d’en arriver trop loin.
Pour illustrer mon propos, voici un extrait de l’excellent ouvrage « Pratique de la concentration et de la relaxation – pour mieux apprendre à l’école », d’Hélène Marquié-Dubié et de Marie Baixas, aux éditions Hachette éducations.
« Les difficultés que nous rencontrons tous les jours et les effets sur notre corps
Comment reconnaître les difficultés du quotidien ? Quels sont ses effets ?
Nous sommes en difficultés si : notre respiration s’accélère ; notre respiration devient plus courte ; notre corps se raidit ; nos idées deviennent confuses ; la tête peut tourner ; on peut avoir mal au ventre ; on peut avoir envie de pleurer ; on peut ressentir une boule à l’estomac ou à la gorge ; on peut ressentir une sensation de froid ou de chaud ; notre attention sur le travail devient difficile ; on peut ressentir des douleurs dans les épaules, la nuque, le dos ; quelquefois on a l’impression de ne plus arriver à réfléchir.
Tout le monde connaît ou connaîtra un jour certaines de ces sensations. Il n’y a rien d’anormal à cela, c’est simplement la réponse de notre corps à des situations difficiles comme la peur, l’angoisse, la difficulté à s’exposer devant les autres, et toutes les situations qui nécessitent que nous nous adaptions.
Qu’est-ce que s’adapter ?
C’est réagir à une situation qui n’est pas confortable, une situation difficile de la manière la moins violente pour nous et pour ceux qui nous entourent. C’est parfois très difficile et c’est cela qui génère toutes ces sensations désagréables qui nous gênent.
J’ajoute à cela… que les exercices corporels (et notamment ceux issus du yoga) apaisent en activant le système nerveux parasympathique. Mais pas seulement : ils permettent aussi de se recentrer, de faire taire les pensées parasites pour mieux entrer dans la concentration. En fonction du contexte, du lieu et du temps dont on dispose, les postures corporelles s’adaptent pour nous aider à retrouver l’équilibre de notre énergie et de notre mental !
La formation régionale que j’anime depuis plusieurs années pour Formiris évolue !
L’année prochaine, la formation aura pour thème : « Bien-être des élèves et des enseignants : utiliser des exercices corporels pour bien vivre en classe et favoriser la concentration. »
Concernant les modalités de travail, nous alternons les temps de théories et de pratique :
Partie théorique : pour comprendre l’efficacité des exercices corporels simples.
Exercices pratiques : pour prendre confiance afin de ritualiser les exercices au quotidien..
Cerner les moments propices à l’utilisation des exercices : réflexion entre enseignantes par cycle.
Concernant le lieu, pas de changement ! La Maison des Frères de Ploërmel dispose de salles de réunion confortables et spacieuses. Les bâtiments sont entourés d’un parc magnifique. Toutes ces conditions sont en cohérence avec la formation que je vous propose.
« Les dernières données moyennes concernant les temps cumulés sur écrans (enquête Ipsos 2022) donnent le vertige : trois heures par jour chez les enfants de 0-2 ans ; trois heures quarante minutes chez les 3-6 ans ; quatre heures quarante minutes chez les 7-10 ans ; huit heures et demie chez les 11-14 ans et dix heures chez les 15-17 ans !
Pour compléter, un article sur les effets du scroll sur la concentration :
« Selon Vanessa Lalo, le scroll à l’infiniest vicieux dans le sens où il nous donne l’impression d’être actif, puisqu’on choisit de regarder un contenu jusqu’au bout ou non. Il va cependant avoir tendance à « réduire la capacité de concentration en habituant notre cerveau à consommer des contenus courts », analyse Michaël Stora, psychanalyste expert des mondes numériques. »
La démarche qui consiste à proposer 30 minutes d’activité physique chaque jour peut se conjuguer à l’utilisation d’exercices corporels en classe.
A quoi s’en tenir sur le sujet ? « L’OMS définit l’activité physique comme tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques qui requiert une dépense d’énergie. L’activité physique désigne tous les mouvements que l’on effectue notamment dans le cadre des loisirs, sur le lieu de travail ou pour se déplacer d’un endroit à l’autre. Une activité physique d’intensité modérée ou soutenue a des effets bénéfiques sur la santé. »
N’hésitez pas : en complément de vos séances de motricité-sport-EPS, utilisez les exercices corporels d’aide à la concentration pour faire bouger vos élèves ! Et faites du lien !
Apprenez ainsi à vos élèves à mieux connaître le fonctionnement de la colonne vertébrale et son positionnement, pour ensuite leur apprendre les différents étirements de la colonne qui leur permettront de maintenir une bonne mobilité, gage de bonne santé.
Apprenez à vos élèves que prendre conscience du positionnement du corps a un lien direct avec le travail. Combien d’adultes ont mal au dos, parce que personne ne leur a jamais expliqué tout cela ?…
Enfin, apprenez à vos élèves que faire une pause active pour faire un équilibre entre table et chaise pour se détendre, s’étirer, respirer amplement et se régénérer, leur permet ensuite de revenir pleinement concentré(e) au travail.
En d’autres termes, n’utilisez pas les exercices corporels « au hasard », mais utilisez-les dans la perspective d’améliorer le travail réalisé en classe. Au-delà de cela, apprenez aussi à vos élèves à prendre soin de leur mobilité corporelle !
Quelques pistes et sources d’inspiration :
Un document diffusé sur le site Eduscol, liste différentes idées. Parmi celles-ci, l’exemple de la Finlande, où « Les élèves ont différentes activités motrices dans la journée : en classe, des temps de détente et des exercices de relaxation pour développer l’attention. Un élève ne reste pas assis sur sa chaise plus de deux heures. »
Les jeux départementaux organisés par l’UGSEL 35 pour le cycle 1 vont enfin avoir lieu ! Merci à toute l’équipe d’organisation pour sa ténacité…
Voici, ci-dessous, de quoi vous aider à bien préparer cette journée. Piochez, téléchargez, adaptez, n’hésitez pas ! L’objectif est de préparer vos élèves à savoir reconnaître les émotions, les nommer et les dire, mais aussi à savoir détecter ce qu’elles font dans le corps pour les « sentir » arriver afin de les désamorcer avant qu’elles ne prennent trop de place dans le fonctionnement du mental. Nous sommes là dans le registre du « devenir élève », mais nous travaillons aussi, avec tout cela, la capacité à entrer dans la concentration en évacuant les pensées parasites.
N’hésitez pas à poser vos questions, en bas de page, en précisant votre niveau de classe et votre effectif. Je vous répondrai au mieux.
Belle application, et rendez-vous le 2 ou le 3 juin !
Voici, ci-dessous, le supports utiles pour travailler avec vos élèves :
Une synthèse des visuels avec les postures découvertes ensemble, classées par émotion choisie :
Précision : les postures n’ont pas pour objectif de mimer l’émotion, mais de faire le nécessaire pour retrouver un équilibre émotionnel. Par exemple : dans le cas de l’émotion « peur », on propose de détendre (postures vers l’avant) puis d’ouvrir le haut du corps, la cage thoracique (postures d’ouverture).
Pour trouver diverses pistes de travail à partir des albums => 2 documents Eduscol très complets:
– une liste moins fournie mais spécifique pour la journée UGSEL,(liste que j’ai établie grâce à l’aide d’Hélène, animatrice de la médiathèque de la commune dans laquelle je travaille -Merci Hélène !) :
Pour faire découvrir les postures à vos élèves pendant les séances de motricité : deux trames d’histoires à enrichir
=> « Les lutins » : « En arrivant dans la salle de motricité, chacun va se transformer en petits lutins. Nous sommes petits, recroquevillés dans notre terrier (se mettre à genoux ou accroupis). Nous avons envie d’aller nous promener ! Donc nous allons sortir de notre terrier (mimer une marche en restant sur place) ; quel plaisir de nous retrouver dans la forêt ! Nous nous étirons (enchaîner les étirements latéraux et vers le ciel). Et nous commençons à nous promener (marcher sur place en posant les pieds doucement). Tout d’un coup, nous voyons de beaux arbres, portant de beaux fruits ! Ce sont (… selon la saison, des cerises, des pommes !…). Nous en cueillons (s’étirer d’un côté, ramener le corps au centre, faire mine de poser le fruit devant ses pieds).
Puis nous continuons notre chemin (faire mine de marcher). Et nous rencontrons : (choisir les exercices adaptés) un arbre, une grenouille, un moustique, une fleur, un paon, etc.
La promenade nous a fatigués. Nous avons envie de revenir dans notre terrier ! (Mime d’une marche calme, puis d’un retour en rentrant dans le terrier avec l’exercice de « la souris »). Nous avons besoin de repos ! (S’assoir en tailleur pour finir, ou s’allonger en « nuage ».)
=> « Le gâteau d’anniversaire » : nous imaginons que la salle de motricité est un gâteau d’anniversaire géant!… Nous sommes d’abord de belles bougies (la posture de la montagne peut alors faire office, nous sommes solidement ancrés dans le gâteau !). Puis viennent se placer des figurines en pâte à sucre, entre les bougies : grenouille, fleurs, etc.
Un grand MERCI à l’UGSEL 35 pour la confiance accordée et la dynamique partagée.
Entre novembre et mars dernier, l’école Notre Dame de St Grégoire m’a sollicitée pour intervenir auprès des 6 classes de MS-GS, GS et CP.
Deux thématiques ont été retenues. Pour les MS-GS et les GS, il s’agissait d’aider les élèves à mieux vivre leurs émotions, en utilisant les postures de yoga. Les enseignantes avaient au préalable déjà travaillé sur les émotions par le biais d’albums. Concernant les CP, la demande a été de faire découvrir le yoga aux trois groupes classes. Nous avons démarré au gymnase, dans un espace immense aux yeux de ces petits, puis terminé dans la salle de motricité de l’école, chacun sur un tapis individuel.
Une production d’une classe de GS, après les séances de yoga. Il est parfait !!!
Concernant les MS-GS, l’alphabétisation émotionnelle (c’est-à-dire la capacité à reconnaître l’émotion, à la dire, à expliquer pourquoi on la ressent) se construit petit à petit. A la fin de la séquence, et grâce à la ténacité des enseignantes, les enfants ont appris (ou commencent à apprendre) qu’ils peuvent désamorcer l’énergie de l’émotion pour mieux revenir au travail. Le témoignage de Carole (pris sur le vif merci Carole!) raconte comment les enfants se sont appropriés les outils corporels.
Pour les CP, la découverte du yoga a été progressive. Des postures simples, sans exigence, nous avons petit à petit évolué vers des équilibres, des équilibres à deux… Comme dans le sport, le yoga permet de travailler l’esprit d’entraide, l’esprit d’équipe et la concentration. Comme dans le sport, il permet aussi d’apprendre à conjuguer ténacité et lâcher-prise : « Je tiens l’équilibre en fixant un point, j’oublie ce qui est autour de moi… Je continue à tenir, je maintiens mon effort, sans me crisper ».
Stabilité, ténacité et légèreté : BRAVO !
Un grand grand merci à tous ces petits élèves attentifs et curieux ! Et un immense merci aussi à l’équipe enseignante pour nos échanges !
Semaine du 24 janvier 2022 : nous démarrons la « SOP », semaine olympique et paralympique, en lien avec notre commune et l’UGSEL… et nous en sommes tous au même point : la fatigue de nos élèves génère des difficultés de concentration, de l’énervement et/ou une grande émotivité.
Pour aider les enfants à entrer dans le travail malgré tout, je vous propose de réorganiser vos séances de motricité-EPS-sport : démarrer par la relaxation, puis les étirements, permet de réveiller et de rebooster les élèves en douceur.
D’habitude, la séance de motricité est classiquement constituée d’une phase d’échauffement, puis d’une phase active, avant de finir par un temps de relaxation/retour au calme. Depuis 2 semaines, j’inverse les étapes : les enfants fatigués en ressortent « réveillés » et plus disponibles pour les ateliers à suivre.
Voici donc 2 propositions de scénarios pour les séances de sport qui se déroulent dans un contexte de grande fatigue :
Scénario 1 : séance de motricité-sport-EPS, sans tapis de sol.
=> phase de préparation avec des étirements : étirements vers le ciel « toucher le soleil », puis « pince » (attraper des morceaux de soleil et les poser à ses pieds, les jambes tendues) ; se transformer en arbre dans le vent (étirement de la colonne) ; le triangle (étirement des jambes et du buste) ; et étirements du dos en se plaçant les mains contre un mur ou sur un dossier de chaise. Ces étirements se complètent avec un déverrouillage des articulations (cercles tête, épaules, hanches, genoux, chevilles, poignets), en musique pour « booster » la bonne humeur.
Source : Pédayoga
=> phase active de la séance en commençant tranquillement pour échauffer les muscles, puisque la 1ère phase a été constituée seulement d’étirements.
=> retour au calme avec l’exercice (par exemple) de « la poupée de chiffon ».
Scénario 2 : séance d’exercices corporels avec tapis de sol individuels
=> Début de séance « relaxation » avec : la souris, le bébé heureux, le nuage
=> Une phase d’étirements avec : le nuage qui se transforme en étoiles de mer (bras et jambes étirés le plus possible), le paon, le cobra, le pont, le chat, le chat qui marche, les gouttes de pluie (allongés sur le dos, dos bien à plat sur le tapis, les jambes levées, on imagine que l’eau ruisselle le long des jambes en secouant doucement les jambes) ; la coccinelle (étirement du haut du corps) ; la pince (étirement de l’arrière du corps) ; le crocodile (étirements bras et jambes opposés pour aider à la latéralisation) ; l’arbre couché..
Quelques illustrations des étirements possibles.
3. Phase active : l’arbre dans le vent ; l’oiseau ; l’arbre debout ; le moustique ; le guerrier 1 puis le guerrier 2, puis le guerrier 3.
4. Retour au calme en tailleur mais sans relaxation pour maintenir une certaine tonicité !
A la demande d’une collègue, voici 4 exercices très simples à mettre en œuvre.
– Une mini-consigne pour se recentrer : « 1, 2, 3, 4, 5 »
Durée : environ 1 minute.
Objectif : offrir un « sas » aux élèves pour leur permettre de se recentrer pour mieux entrer dans le travail.
Déroulement : en 5 temps, vous accompagnez vos élèves pour se repositionner, se recentrer et se mettre à l’écoute.
Niveau de difficulté pour la mise en œuvre : aucune. Il faut toutefois parler lentement pour mais créer l’attention par le timbre de la voix.
Adaptation possible : quand l’exercice est connu, vous pouvez le guider avec un bâton de pluie et en mimant avec le corps.
Enregistrement audio :
– 3 exercices pour ancrer et dénouer les tensions :la montagne (avec des racines), chasser les nuages, et la poupée de chiffon
Remarque : l’association « montagne » et « racines » ne gêne pas les enfants car ces exercices font appel à l’imaginaire. La 1ère fois, je présente la posture en disant : « Nous nous transformons en montagne. Nous sommes solides, forts, dressés vers le ciel. Pour résister dans la tempête, nous imaginons que nous avons des racines, comme les plantes de notre patio. Nous allons faire descendre nos racines, sous nos pieds, en soufflant… etc. »
Durée : une minute pour chaque exercice. Objectifs : ancrer (avec les pieds bien au sol, les jambes bien tendues, les racines) et dénouer les tensions (grâce à l’étirement de la colonne ou au relâchement musculaire). Déroulement : à proposer en entrant en classe, avant de s’assoir, ou entre deux exercices, en se levant à côté de sa table. Cela impose de bien cadrer le groupe pour qu’il y ait le moins de bruit possible lors de ces mouvements (se lever, s’assoir), sinon l’exercice ne portera pas ses fruits.Niveau de difficulté pour la mise en œuvre : pas de difficulté, si ce n’est le fait de faire avec vos élèves, car ils vous imiteront autant qu’ils vous écouteront. De fait, entraînez-vous à faire l’exercice (par exemple, le matin, pour vous offrir un réveil en douceur !).
Adaptations possibles : si vous êtes en séance de sport –motricité, un élève peut se transformer en « vent » pour venir tester la solidité des racines (l’ancrage) des camarades en les faisant doucement bouger, mains placés au niveau des biceps. Pour une classe de 25 élèves, comptez 3 élèves pour faire le vent ! Pour l’exercice « chasser les nuages », on peut les chasser dans le dos (c’est une idée d’un de mes élèves !), pour ouvrir les épaules. Les doigts sont croisés derrière le dos, et on étire les bras vers l’arrière (sans tourner les paumes vers l’extérieur), doucement.
ci-dessous > consigne audio de la montagne :
L
Ci-dessous > consigne audio pour l’exercice corporel « Chasser les nuages » :
Ci-dessous > consigne audio pour l’exercice corporel « la poupée de chiffon » :
Se transformer en poupée de chiffon : un exercice de relaxation basé sur la détente musculaire.